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200 kilomètres par ci, 300 kilomètres par là, marre des sauts de puce ! On passe au niveau kangourou. A nous les longues distances, à nous les sommets. L’été approche, la mécanique et la gomme vont chauffer !

Dernière mise en ligne le :

27/06/2022

Le 18 Juin, sous un cagnard général, une soixantaine de Chaptériens et Chaptériennes ont
répondu à l’appel de la sortie « Auvergne » véritable plat de résistance de notre calendrier 2022.

Il est grand et costaud, massif quoi ! Il est le Road Captain, central quoi ! C’est bien sûr Yann qui
nous emmène au coeur du massif central. Pour cinq jours, il ne sera pas notre général de Gaulle
mais notre général D’Arverne. Et comme tout général, il aime bien mettre les points sur les « i ».
Alors en plus des safeties, Valérie était en tête, Magali et Kiki en queue.

Après une nuit éprouvante à courir après quelques instants de sommeil dans une moiteur
tropicale, le départ très matinal permit de profiter pendant les premiers kilomètres d’autoroute
d’un soupçon d’air rafraichi. Mais dès le milieu de la matinée le soleil darda ses rayons
incandescents sur le bitume qui, surchauffé, ressembla vite à une coulée de lave que nous
remontâmes pour atteindre le parc des volcans d’Auvergne.

Arrivés au bien nommé hôtel Bellevue de Chambon sur Lac, chacun s’empressa de vider ses
sacoches de son indispensable stock de tee-shirts estampillés Harley pour repartir aussitôt vers
la station de Super-Besse pour une activité de haut-vol. Notre Chapter allait se métamorphoser
en escadrille de chasse, notre Director en leader de patrouille. Patrouille, ou pas de trouille ? La
sérénité n’était pas forcément la règle à l’approche de la Tyrolienne. On n’était plus loin du Salers
de la peur, l’escadrille de chasse risquait de muer en escadrille de chiasse. Ça iodlait fort pour se
donner du courage, « étoile des neiges » à la montée en télésiège, « plus près de toi mon Dieu »
une fois sanglé sur la plate-forme de départ. Mais au final, pas de renonciation, beaucoup de
sensations et de plaisir. Pour terminer la journée, une bonne saucisse d’Auvergne accompagnée
de son Aligot a permis de remettre d’aplomb les estomacs.

Le dimanche, le Chapter s’élança à l’assaut des 1783 mètres du puy Mary, enchainant les virages
et épingles à cheveux dans un paysage sauvage jusqu’au col d’Eylac. Nos jeunes permis, Nelly et
puy Mary-Laure y gagnèrent des galons. Certains achevèrent l’ascension à pied pour profiter de
l’extraordinaire panorama du sommet pendant que le restant de la troupe s’était sacrifié pour
garder un oeil sur nos motos et l’autre sur un verre. Les randonneurs équipés par Decathlon ou Le
Vieux Campeur croisèrent étonnés ces montagnards en gilets et chaps de cuir que leurs
congénères applaudissaient à leur retour comme s’ils revenaient de l’Everest. Tout cela avait
aiguisé les appétits. Dans le magnifique village de Salers, le déjeuner au restaurant du bailliage
nous régala d’une viande extraordinaire. Ah le circuit court, on entendait presque le boeuf meugler
dans l’assiette.

Pour un voyage dans le temps, une De Lorean n’est pas obligatoire et le lundi ce sont nos fidèles
Twins qui nous ont ramenés au moyen âge pour la visite de la forteresse des grottes de Jonas.
Odon d’Orcival, chevalier Hospitalier tenta d’inculquer à notre troupe de vils manants quelques
notions sur son ordre et sur l’histoire du site. Puis secondé par une Corinne armée, prête à piquer
les séants des gueux tentés par une Jacquerie, Il nous mena vers sa Seigneurie, Melchior de
Jonas. Celui-ci réussit l’exploit de nous maintenir assis et dociles dans une chapelle alors qu’il
nous en faisait voir de toutes les couleurs: azur pour la vierge, jaune pour la trahison, vert pour la
vigueur, blanc pour la pureté…. Enfin une gente Dame nous révéla, entre autres, comment se
laver les dents avec une pierre nommée fluorine. La pierre, qui a fait le tour du Chapter, lui revint
brisée en deux. Nous tairons par solidarité Chaptérienne le nom de celui qui avait la dent dure. Le
retour à 2022 se fit agréablement en virevoltant dans les gorges de l’Alagnon pour rejoindre Le
Jarousset, restaurant gastronomique aux abords de Murat.

Notre essaim, après avoir jusqu’ici bourdonné entre champs de gentianes et pâtures à bovins,
parmi les estives des hautes terres, se dirigea le mardi vers le musée Baster à Riom. Un musée ?
Plutôt la caverne d’Ali Baba du motard, alignant deux roues de toutes les époques, de toutes les
cylindrées, de toutes les marques. Chacun y retrouva le cyclomoteur de ses quartorze ans, la
moto de ses débuts, celle de ses rêves. L’après midi, le petit train à crémaillère nous conduisit au
sommet du Puy de Dôme pour une magnifique vision à 360° de la chaine des volcans. Une photo
de groupe éruptive avec drapeau y fut bien entendu réalisée.

Nos Bikers gaulois célèbrèrent comme il se doit la fin de cette nouvelle aventure par un
traditionnel banquet certes sans sanglier et heureusement sans barde mais avec une délicieuse
potée et un sympathique Quizz mené par Jean-Marie.