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Dernière mise en ligne le 16/04/2026
Après la sortie « 114 » de fin mars, ce dimanche 12 avril, que l’on roule sur des 103, des 107, 110, 114, 117 ou 121, on s’est retrouvés sur la 104 pour parcourir 138 kms le matin.
Et pour ne faire que 138 kms pour rejoindre Villers-Cotterêts, on s’était retrouvés très tôt, vraiment très tôt, à huit heures exactement. Il faut dire que le Road Captain du jour est du genre à toujours craindre d’être en retard. A la gare une heure avant un départ de train, dans l’aéroport quatre heures avant un embarquement, c’est le minimum pour lui.
Alors, il fut pleinement rassuré de voir tous les participants à la sortie arriver bien à l’heure au lieu de rendez-vous et, jouissance suprême, il put même faire partir le convoi avec dix minutes d’avance sur l’horaire prévu. Du coup, en abordant la Brie, on réveilla un coq qui somnolait encore au bord de la route. Cela fit bien rigoler son harem de poulettes qui barbotaient dans l’eau du fossé, des espèces de swimming-poules sûrement. Encore à moitié ensommeillés, on fut même à deux doigts de plumer deux oies, également imprudentes, qu’on aurait bien vues en oreillers douillets et en confits.
Entre pays de Melun et de Meaux, en direction de Coulommiers, les routes souvent droites ne sont pas à parcourir à Brie-de abattue car les Brie-gades de gendarmerie Brie-sent les Brie-gands motorisés et ne sont pas avares de Brie-mades. Mais nous ne sommes pas des Brise-tout même si nos moteurs ne sont pas toujours Brie-dés. La petite Brie-se incita le Road-Captain, d’un naturel très coulant sous sa vieille croûte, à Brie-coler de façon Brie-llante une petite Halte à l’a-Brie. Alors, content de pouvoir un peu se réchauffer, on n’en fit pas tout un fromage.
A coulommiers donc, certains prirent un café, de l’arabe qahwa, avec ou sans sucre, du sanskrit çarkara, d’autres préférèrent un chocolat, de l’Aztèque xocoatl, les affamés se jetèrent sur un croissant, de l’allemand hörnchen, ou sur une tarte à l’abricot, de l’arabe al-barqûq. Encore un peu transis, nous aurions bien enfilé un anorak, de l’Inuit annuraaq et une paire de chaudes babouches, du persan pâpoûch. Mais bon il était temps pour la caravane, également du persan kârwân de reprendre son chemin, du latin camminus.
Et comme le Road Captain avait prévu de repartir à 10 heures 30, on s’élança à 10 h 15.
Gardant notre rythme , nous arrivâmes au restaurant de Villers-Cotterêts à 11 heures 30. On aurait presque pu faire un brunch au lieu d’un déjeuner. Certains pensèrent plutôt qu’ils auraient pu dormir une demi-heure de plus au moins. Pour une fois c’est son avance qui angoissa le Road Captain, la visite guidée de la cité de la langue française n’étant prévue qu’à 15 heures ! Mais bon le parking n’était rien que pour nous, le restaurant et son unique serveur rien que pour nous. Mais même si nous prîmes notre temps, à 13 heures 45 nous reprenions nos montures et à 14 heures nous entrions dans la cité.
Heureusement, notre guide, prénommée Marie, une charmante petit rouquine aux yeux bleus, put s’occuper de notre groupe dès 14 heures 30. Elle nous équipa d’abord d’ une oreillette pour que nous l’entendions confortablement. Par courtoisie Chaptérienne, nous ne cafterons pas le nom de ceux qui de fait se retrouvèrent appareillés des deux oreilles. Avec talent et humour, car elle n’avait pas la langue française dans sa poche, elle nous dévoila mille détails et mille anecdotes sur ce petit château qui n’était pourtant qu’une résidence secondaire voir tertiaire du roi François 1er. Dans la grande cour intérieure, primitivement salle de jeux de paume, elle s’attarda sur l’origine des dizaines de mots formant une grande voûte honorant la francophilie. Et la rousse de poche connaissait tous les mots. Nous eûmes ensuite un parcours libre dans des salles traitant de manière ludique et interactive tous les aspects d’une langue qui est bien plus que celle de Molière.
Mais il était temps de rentrer, désormais sans impératif d’horaire, pour le plus grand soulagement du Road Captain. Les quatre seuls Safetys, Jean-Michel, Pascal, Dragan et Luka eurent beaucoup de travail avec le nombre important de ronds-points dans le contournement de Meaux et le long de la Nationale 36. Bon quand Luka sécurise, on a parfois l’impression d’être un vieux qu’un jeune compatissant aide à traverser la chaussée ! Mais positivons, quand il roule derrière, on sait que l’on n’est pas encore sourd. Par contre on se demande pourquoi on a dépensé 3000 euros dans des pots Jekill que l’on n’entend même plus. Alors un bon tuyau plutôt que vider votre tirelire rouler avec Luka… et avec des bouchons d’oreille. Au final à Corbeil , on se dit bye !
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