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Dernière mise en ligne le 02/04/2026
Certains l’attendaient depuis longtemps ce run d’ouverture. Et chaque Chaptérien avait eu sa façon bien à lui de le préparer.
Et d’abord Benjamin, Benjamin Danlecamboui qui n’avait pas omis de faire la vidange du moteur, de la boîte de vitesse et la purge du circuit de freinage. Mais Benjamin le run c’est juste 100km !
Oui mais on ne sait jamais ….
Samson, Samson Nite préparait lui depuis des jours ses valises, pardon ses sacoches. Dans celle de gauche les vêtements de pluie, des gants de rechange; Dans celle de droite un bidon d’huile, la trousse à outils, un gonfleur pour les pneus, la cale pour les arrêts; A l’arrière, Dans le Tour Pack quelques effets de rechange, caleçons, chaussettes pantalons sweat et tee-shirts. Mais Samson le run ce n’est qu’une demi-journée !
Oui mais on ne sait jamais …
Ensuite Igor, Igor Debou, était depuis une semaine dans son garage. Casqué, botté , il était prêt à enfourcher son big-twin des fois qu’un mail de notre secrétaire prévienne d’un avancement de la sortie. Mais Igor le run d’ouverture c’est l’après-midi, tu aurais eu tout le temps de t’équiper le matin et ta femme ne t’aurait pas retrouvé assoupi, Igor comme un bébé, et trop en retard pour partir. Oui mais on ne savait jamais ….
César, César Ménagé avait passé des heures à polir les chromes de son moteur et de ses pots d’échappement, à polisher réservoir et garde-boues, à essuyer un par un les rayons de ses roues. Mais à l’heure H, malgré l’envie, il n’avait pas pu se résoudre à sortir sa merveille de peur de la salir. Mais César, les routes sont goudronnées et la météo s’annonçait meilleure.
Oui mais on ne sait jamais, une grosse flaque boueuse au milieu de la trajectoire …
Et puis il y avait le frimeur qui ne craint pas les frimas. Ni run de clôture ni run d’ouverture pour lui.
Lui c’est Raoul, Raoul Toujours. Qu’il gèle ou qu’il pleuve, il est toujours prêt à appuyer sur le démarreur. Et Raoul ma poule !
Mais attention, le run d’ouverture devait rester une reprise en douceur. C’est pour cela que Phil Devant et Alphonse Atouteberzingue avaient été placés sous haute surveillance.
Et pour ce premier run, nous avons eu des très hauts et des très bas. Très élevé fut d’abord le nombre de participants: nous fûmes 63 participants, avec un moral au top, sur 50 motos nous obligeant à partir en deux convois. Très élevé voir stratosphérique le prix du litre de super glougloutant dans nos réservoirs. Avec ce que nous ont coûté les 100km de ce run à la pompe, nous aurions pu faire 130km trois semaines auparavant ! Nous n’iran pas par quatre chemins, c’est abusif et vraiment pas drone. Très très haute, voir supersonique fut la vitesse de Franck, notre speedy safety, lorsqu’il se fit néanmoins attraper par la maréchaussée qui avait du allumer la postcombustion. Heureusement, Franck ne se fit pas allumer: deux de nos plus grands sages, les deux marc convainquirent les condés que la vitesse moyenne de tout le convoi respectait les limitations légales et Franck passa sous les radars.
Au milieu du parcours, notre très expérimenté et ultracompétent Road Captain nous fit faire halte dans de très beaux coins, de très beaux petits coins. Notés 5.0 sur booking, 4.9 sur Tripadviser, 4.9 sur Airbnb, les toilettes du village de Vieille-Eglise-en-Yvelines ont su recevoir avec standing ( ou sitting pour les dames), les vessies les plus gonflées.
Pour les bas, nous avons eu à déplorer une brusque chute de la température de 10° pile poil de shetland pour ce week-end, nous obligeant à ressortir les équipements d’hiver. Adieu les terrasses, vive la cafetière de S’One avant le départ et surtout au retour. Bas aussi furent les gros nuages éparses, cunilonimbus ou stratolingus, qui délivrèrent les quelques giboulées de mars qui suffirent à maculer nos montures rutilantes au départ. Normal somme toute qu’en période de J.O. (journée d’ouverture) nous ayons eu à slalomer entre les averses. Enfin très bas, le serre-file fit profil très bas à l’arrivée. C’est en vain qu’on avait pu croire qu’avec la nouvelle année il aurait fini par comprendre qu’un serre-file par définition ça arrive dernier et non premier.
Un mois pile avant notre virée dans le Beaujolais, nous étions le vingt neuf. Oui en ce dernier dimanche de mars, on était le 29, il y avait 29 motos et la température ressentie était de 2-9 degrés, soit 2 degrés le matin et 9 l’après-midi. Donc c’est plutôt d’un vin chaud que d’un vingt neuf que les 41 valeureux participants rassemblés sur le parking du centre commercial de la Ville du Bois auraient eu besoin. Certains n’omirent pas de faire remarquer au Road Captain qu’il aurait pu au moins prévoir des Thermos de café.
En plus, on venait de passer dans la nuit à l’heure d’été. Nous avions donc du nous lever une heure plus tard, non, attendez, plus tôt, et avoir reculé nos horloges et montres d’une heure. Euh ! Non, les avoir avancées d’une heure. Je réfléchis, oui c’est ça, avancées d’une heure et avoir du dormir une heure en moins. Du coup certains avaient réouvert leur flyer d’invitation pour vérifier si le rendez-vous était bien à 10 heures 30 pour un départ à 9 heures 30 ! Résultat miraculeux tout le monde fut à l’heure et même Martial et Jean-Claude très en avance ( ils avaient du sauter un fuseau horaire supplémentaire). Nos deux valeureuses bikeuses du jour, Séverine et Véronique étaient elles aussi prêtes à s’élancer au top chrono d’été.
Mais vous vous interrogez à juste titre: pour faire quoi, pour aller où? Qu’est-ce qui avait poussé tant de Chaptériens à affronter cette fraîcheur ? En plus, quand le Road Captain annonça qu’on allait déjeuner à Voves, un vent de réVoveslution se fit sentir, certains eurent le regard qui tue, les yeux reVovesver. Et quand il en remit une couche en annonçant une visite à Loigny la bataille, on sentit bien l’appréhension de partir dans l’inconnu.
Heureusement il faisait beau et les petites routes des campagnes de l’Essonne puis de la Beauce serpentaient agréablement. Eh oui en Beauce aussi ça serpente et les panneaux routiers « succession de virages » y poussent autant que le blé. Notre arrivée à Voves, entre la sortie de la messe et le loto municipal, ne manqua pas de créer une certaine animation dans la petite bourgade qui grâce à nous devint une Voves joyeuse. Au restaurant de la mairie, situé place de l’église, nous pûmes refaire un stock plus que conséquent de calories. Jeff, chipota, semblant préoccupé. Lui, le Road King des campKing-cars ne comprenait pas pourquoi ce bled perdu disposait d’une aire ultra-récente et ultra équipée et s’indigna que ni le Road Capitaine, ni google, ni Chatgpt ne puisse le renseigner.
Bien repus, et pour changer les idées de Jeff, il nous fallut rejoindre Loigny-la-Bataille et son fameux musée de la guerre de 1870. Quoi, vous ne connaissez pas Loigny ? A Loigny , il n’y a pas de bistrot, à Loigny, il n’y a pas de boulangerie, bref pas de commerce, à Loigny, il y a encore moins de cinéma, à Loigny il n’y pas d’aire de camping-cars, mais à Loigny il y a un musée. Un musée pour deux-cents habitants, qui dit mieux, hein ? Proportionnellement, la capitale avec ses deux millions d’habitants a-t-elle 10.000 musées ? Et puis le Louvre avec sa Joconde, le Prado avec sa Maja nue, le MOMA avec ses demoiselles d’Avignon ou le British Muséum avec sa pierre de Rosette peuvent-ils rivaliser avec le musée de Loigny qui expose la jambe de bois du Général De Sonis ?
Mine de rien, ce tout petit musée, dévoilant une part de l’histoire parfaitement méconnue de la fin de la guerre 1870, réussit avec ses collections d’uniformes, d’armes, de médailles, ses tableaux, son ossuaire, ses présentations animées à captiver l’intérêt de tous. L’histoire avec un grand H a toujours honoré les résistants à la Wehrmacht pendant la deuxième guerre mondiale. On découvrit ici que 70 ans avant des francs tireurs, malheureusement oubliés par les manuels, avaient déjà résisté aux prussiens.
On reprit la route en longeant les champs de Lavandin et le joli château de Cambray pour finir par une dissolution à Avrainville. Cette petite journée sans prétention avait permis de répondre à quelques questions: Notamment quelle page d’histoire s’était déroulée à Loigny en Beauce et comment le bureau dégotte-il de telles idées de visite ? Concernant ce dernier point, c’est normal, au bureau on Beauce fort. Toutefois, un petit bémol, on ne savait toujours pas pourquoi, il y avait une aire de camping-cars 5 étoiles à Voves.
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