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Dernière mise en ligne le 13/08/2026
2026 sera définitivement une année historique . Elle marque en effet les vingt ans de notre cher Chapter mais aussi ceux des Morzine Harley Days nés également en 2006 et dont c’était en ce mois de juillet la 10ème édition. Une année historique donc, d’autant plus que beaucoup de Chaptériens sentaient que bien d’autres évènements remarquables allaient révolutionner leur vie de Biker en fin d’année.
Alors, ce 11 juillet, en prenant la route de la Haute-Savoie, L’ambiance était électrique, certains mêmes, survoltés, se prenaient pour des sur-ohm, pas question de se prélasser dans la watt ou de rouler ampère pépère. Bref tous avaient la batterie gonflée à bloc . Tous ? Non, car celle de Rémy, notre irréductible gaulois à la moustache Astérixienne, disjoncta et perdit tout son jus lors de notre dernier ravitaillement sur l’A40. Pourtant il est plutôt bon conducteur, Rémy non ? Mais on le savait, Rémy, c’est pendant les sorties qu’il remplace ses consommables: ses pneus en Auvergne et maintenant sa batterie dans les Alpes. Alors Rémy remit ça ! Heureusement que Saint-Marc et Saint-Fabrice vifs comme l’éclair et rapides comme la foudre lui redonnèrent du courant. Une belle paire de saints, ces deux là, qui ne se relâchent pas malgré l’âge, et en forme mais pas de poire. Tout le convoi put finalement se retrouver au petit Dru en soirée.
Le dimanche, pour la plupart, tongs et claquettes remplacèrent les bottes de moto. Comme de coutume on déambula dans le village et on s’équipa en goodies de l’évènement. Bon pour la 10ème édition, ils auraient pu faire plus fun: pour les tee-shirts on avait le choix entre du marron foncé, du vert foncé, du violet foncé ou du noir foncé. Et avec ça je vous rajoute un patch noir ? Et puis la chaleur aidant, beaucoup finirent, façon cuisson au bain marie ou à l’étouffé, dans la piscine et dans le jacuzzi. Quelques uns, rares, avaient toutefois repris le guidon. Luka, Dragan et Mylène avaient été aimantés par le Léman et le premier qui n’est pourtant pas une buse sur la route faillit voler dans les plumes d’un rapace. Enfin, en soirée, nous répondîmes en masse , et nous ne fûmes pas les seuls, à l’invitation du Riviera Côte d’Azur et des Ducs de Dijon pour un apéro dinatoire.
Le troisième jour, Dieu créa la terre, les plantes et les fruits. Et ça tombait bien parce que nous, le troisième jour, au programme, on avait le col de Joux Plane, le col de la Colombière, le col des Aravis à franchir et une tarte aux myrtilles à manger ! Mais Dieu nous est témoin, il n’y a pas eu de miracle, cela a été un peu un chemin de croix. Comme résumé par Catherine, la route du col des Aravis fût plutôt la route du col des avaries. Pas encore sortis de Morzine, on perdit d’abord le tiers du convoi et les trois quarts des Safeties. A l’arrivée sur Cluses le moteur d’Anthony se mit en grève et au sommet du col de la Colombière l’embrayage de Guy Sieudat déclara forfait. What else ? Ah si, Fatia nous inquiéta sur la route de Megève en faisant une sévère crise d’hypoglycémie. Heureusement, nos deux saints, décidément bien ballotés pendant ce week-end, furent encore là en soutien pour s’occuper de son Fat Boy, tandis que Christian la ramenait en ambulance Mercedes à Morzine. Pour nous remettre de ces émotions, nous nous arrêtâmes prendre un verre, offert par Philippe, sur les hauteurs de Combloux avec une vue extraordinaire englobant toute la chaîne du Mont-Blanc. Décidément toujours très généreux, Philippe nous convia autour de la piscine à un apéro autour de 6 litres de punch maison.
Pour finir en beauté cette journée, il y eut le concert de Louis Bertignac qui se fit toutefois attendre près d’une heure. Sur la scène, après avoir remercié le maire et tout le canton, Caroline Sorel et François Alain de Vintage Mécanic pédalèrent énormément pour meubler. A ce rythme, ils auraient pu suivre Pogacar. On entendit même quelques sifflets. Mais, une fois arrivé, maniant avec maestria sa guitare fétiche et en nous passant deux trois coups de téléphone, Bertignac sut vite regagner l’attention et la ferveur du public.
On ne sait plus trop ce que fit Dieu le quatrième jour, mais ce qui est sûr c’est que le quatrième jour de nombreux Bikers commençaient à repartir. Et ça, ça faisait râler les marchands du Temple du Dieu Harley qui allaient devoir quand même payer plein pot leurs emplacements à la commune de Morzine. En plus nos Chaptériens avaient trouvé des occupations plus réjouissantes que de traîner encore entre le vendeur de bracelets à boules, pratique pour compter les apéros payés aux copains et le stand Vulcanet qui suit Joris, ou peut-être est-ce l’inverse, à chaque festival Harley. En effet, Fabrice, Gilou, Rémy, Stéphane, Richard, Philippe et d’autres préférèrent affronter la descente en karting d’Avoriaz. Là au moins pas de contrainte, pas de limitation de vitesse, on peut faire des queues de poisson aux autres concurrents voir les pousser hors de la piste. Richard s’excita tellement derrière son volant qu’il en perdit son Iphone. Tout le Chapter était effondré par cette nouvelle: comment allait-il joindre Hillary à deux heures du matin à Santa-Barbara ? Seul son compagnon de chambre que nous ne dénoncerons pas ricanait sous cape pensant faire enfin des nuits complètes. Malheureusement pour ce dernier, Richard est né sous la bonne étoile qu’il arbore sur son cuir, car lors d’une nouvelle descente, il retrouva miraculeusement son téléphone. Pour conclure agréablement notre séjour morzinois, nous fûmes nombreux, mais ne le dites à personne, cela doit rester top-secret, à répondre à l’invitation de Dream-vallée pour un sympathique apéritif dinatoire. Cela ressembla à un pow-wow de grands chefs. En effet, il y avait là Jean-Michel, Patrick et Jean-Marie, désormais Director de Val de Vienne mais aussi Sergio avec son gilet où trônait sa banane de Président de son Chapter. Certains en concluront qu’à Coignères le président est un vrai motard pleinement investi aux côtés de son Chapter, manière efficace de stimuler ses membres.
Mercredi 15, il était temps de laisser Morzine aux randonneurs, Vttétistes et amoureux du calme de la montagne. Richard, Martial, Enzo et Sabine, Guy et Liliane qui devaient retravailler dès le lendemain rentrèrent directement sur la région parisienne, Fabrice et Magali allèrent vadrouiller en amoureux. Fatia, Marc, Valérie, Franck, Kathleen et Christophe partirent de leur coté vers la forêt noire puis Gérardmer. Les 21 autres suivirent à tire d’aile le grand échassier pour un survol en quatre jours du Jura, du Doubs, des Vosges et de la Haute Marne. Ce Morzine Long débuta un peu laborieusement Dorian ayant du faire quelques excès la veille. Mais on put finalement tous se retrouver au bar des amis le bien nommé à Echallon avant d’attaquer la bien nommée également route du Haut-Jura. On longea ensuite l’Ain, suivi par l’orage et survolé par un Hélicoptère bombardier d’eau qui s’affairait sur un feu de forêt au dessus de la vallée. Pour déjeuner, comme nous étions 22, département des Côtes d’Armor, nous trouvâmes naturellement pour nous restaurer une excellente crêperie. Ensuite, par des petites routes viroleuses à souhait, nous taillâmes la route et que la route jusqu’à Saint-Claude, Capitale de la pipe, puis après avoir pris les bons embranchements sur nos montures, nous nous sommes arrêtés prendre deux verres à Morez capitale de la Lunette.
Nous passâmes également à Mouthe, réputée ville la plus froide de France. Mais en ces temps de canicule, ce n’était pas flagrant. L’étape du soir se fît à l’Ibis de Pontarlier dans la zone commerciale où en 2024, de retour de Fake nous avions déjeuné avant le terrible accident de Sylvain. Mais, bien sûr, notre trésorier, s’il est un drôle d’oiseau, n’est pas un Ibis mais plutôt un phénix qui toujours renait des épreuves qu’il traverse.
En repartant de Pontarlier, le Road Captain avait une obsession: suivre le cours du Doubs. En Doubs-ceur, ou avec Doubs-leur (on n’est pas des Doubs-illettes) ,en franchissant des Doubs-ânes, pas de Doubs-te, il suivrait le Doubs ! Au début, la route slalomait en suivant les méandres de la rivière au fond d’une gorge fraîche. Mais en arrivant à Morteau c’était les mortes-eaux, avec la canicule, pas un temps à porter une Doubs-doune, le lit du Doubs était à sec. Fallait s’y attendre avec cette météo, il n’y avait pas de saucisse fumée sans feu. En prime le road captain eut à ce moment le sot souhait de faire un saut jusqu’au saut de Doubs qui resta inaccessible même par la Suisse. Aux abords de Morteau, ce saut suisse tourna en eau de boudin. Cet errement donna le tournis à la Road-Glide de Corinne l’obligeant, accompagnée par Hervé, à un détour par le concessionnaire de Besançon pour un rééquilibrage de sa roue avant. Le restant de la troupe retrouva plus en amont le cours du Doubs dans sa partie la plus sauvage, en suivant le val de Consolation. On fît un nouveau saut de puce en Suisse en traversant les frontières par des routes perdues, à peine plus larges que nos motos, qui n’avaient sans aucun doute jamais vu de Harley, sûrement très peu de véhicules mais avaient plutôt servi pour faire passer des valises de billets, de pièces d’or ou d’autres produits de contrebande. En fin de parcours, on retrouva Corinne, ce qui était heureux pour pouvoir lui fêter son anniversaire au dîner à l’hôtel Campanile de Sochaux.
Le lendemain, un run matinal allait nous mener au musée de l’aventure Peugeot. Prévoyant, le Road captain avait fixé le départ à 9 heures 30. Méticuleux, il avait transmis à chaque Safety et même à certains Chaptériens comme Dorian stressé d’avance par le parcours, un fichier GPX millimétré qui devait permettre à tous de franchir sans incident majeur les 800 mètres séparant l’hôtel du musée. Au final on du attendre un bon quart d’heure l’ouverture des grilles, nous permettant néanmoins de faire une belle photo de groupe. La visite du Musée nous emballa. D’un rachat de moulin au début du 19 siècle permettant la création d’une fonderie pour travailler le métal, la famille Peugeot avait créé un empire industriel axé autour de la mobilité mais pas que. Ainsi la visite nous permit bien entendu de suivre toute la chronologie des automobiles de la marque mais aussi de découvrir l’ensemble des objets produits: des outils, les célèbres moulins à café, salières, poivriers mais aussi, plus cocasse, des armatures pour crinolines et même des lames de patins à glace. En repartant, nous prîmes soin d’éviter de nous retrouver empêtrés dans le tour de France dont l’étape croisait notre chemin pour vite retrouver les petites routes des Vosges et notamment la route thermale. Après tous les apéros pris depuis l’arrivée à Morzine, une cure même expresse ne risquait pas de faire du mal à nos Chaptériens. Notre chemin passa donc par Luxeuil-les-Bains, Plombières les Bains, Bains-les-Bains, La Vôge-les-Bains, Et Bains-Alors, Bains-Dis-Donc etc…. Sur la route de Chaumont, notre étape du soir, nous réussîmes à échapper à un gros nuage d’orage même si nous fûmes stoppés un moment par les gendarmes qui sortaient une auto du fossé. Nous arrivâmes enfin avec style à l’Ibis style, ou presque, l’échassier nous ayant dans un premier temps amenés à l’accueil fournisseurs à l’arrière de l’établissement. La perspective d’une cure d’eau n’ayant pas convaincu grand monde, tout notre groupe se retrouva pour l’apéro au bar détecté dès notre arrivée en ville par le radar infaillible de Dragan. Ce dernier qui avait déposé son second cocktail pamplemousse devant Ryad et Catherine, dont la sobriété ne peut être remise en question, eut toutefois la surprise de le retrouver vide dans les mains du premier. On peut maintenant lui livrer le nom de celle qui avait substitué son premier verre. Si c’était pas une Catherine, c’était l’autre.
Dans cette année 2026 historique, le samedi 18 juillet était la date historique . Ce jour était en effet celui du dernier jour du dernier run de notre EBC. Alors comment ne pas saisir cette occasion pour honorer la grande histoire en faisant une halte à Colombey-Les-Deux-Eglises. Rendre une petite visite au grand Charles, l’initiateur de la France Libre, une sorte de Free France fut une évidence sur notre trajet. Alors certains allèrent au cimetière sur sa tombe tandis que d’autres visitaient au pas de charge le mémorial trop riche pour une si courte visite. En repartant, pour se faire pardonner la route thermale, le Road Captain leur fit d’abord prendre, serpentant dans le vignoble, la route du Champagne de la rive droite de l’Aube. Pour continuer de rouler zen sans trop de pression, on se contenta de 2 Bar, Bar sur Aube et bar sur Seine et pour finir, par déjeuner tous ensemble, une dernière fois autour d’une grande table, à Chaource. Seul ,Christian était légèrement chafouin. Il aurait tant aimé faire une halte dans une fruitière pour remplir la glacière qui traînait dans son coffre. Au final, nous rejoignîmes l’A6. La traversée de la forêt de Fontainebleau entre deux parcelles parties en fumée et avec l’odeur prégnante de brûlé était spectaculaire. Et puis après le péage ce fut la dernière dissolution ou peut-être qu’un au revoir…
Voilà, c’était ma 82ème chronique en tant qu’historien officiel, option échassier de l’EBC. J’ai pris beaucoup de plaisir à les écrire. Mais j’ai pris et je prendrai encore longtemps plus de plaisir sur ma moto à rouler avec vous.
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